Service de lutte contre la pauvreté, la précarité et l'exclusion sociale

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Des faits et des chiffres

 

Combien de personnes connaissent-elles un risque de pauvreté ?

Dernière mise à jour : 13/07/2016

Les trois indicateurs suivants sont utilisés pour mesurer la pauvreté, dans le cadre de la politique européenne : 1) risque de pauvreté sur la base du revenu, 2) privation matérielle grave et 3) ménages à très faible intensité de travail. Ces indicateurs sont basés sur diverses caractéristiques de la pauvreté et de l’exclusion sociale. Les trois indicateurs combinés forment l'indicateur européen de la pauvreté 'risque de pauvreté ou exclusion sociale'.

Selon l'enquête EU-SILC 2015, 14,9 % de la population belge connaissaient un risque de pauvreté si on se base sur le revenu; 5,8 % de la population souffraient de privation matérielle grave et 14,9 % de la population belge entre 0-59 ans vivaient dans un ménage à très faible intensité de travail. La valeur de l'indicateur européen 'risque de pauvreté ou exclusion sociale' pour la Belgique, s'élève à 21,1 %.

La pauvreté subjective est un indicateur intéressant, complémentaire aux indicateurs plus objectifs. Selon l'enquête EU-SILC 2015, 20,6 % de la population belge indiquaient avoir des difficultés ou de grandes difficultés à s'en sortir.


Commentaire

Les chiffres utilisés tant au niveau belge qu’européen, permettant de mesurer la pauvreté et l’exclusion sociale, proviennent de l’enquête EU-SILC ('European Union – Statistics on Income and Living Conditions' ou 'Statistiques de l'Union européenne sur le revenu et les conditions de vie'). Cette enquête est organisée pour la Belgique par la Direction générale Statistique - Statistics Belgium. Certains groupes de population (des personnes sans abri, des personnes en séjour illégal, des ménages collectifs,...) ne sont pas pris en compte dans l'enquête parce qu'ils ne sont pas inscrits dans le registre national des personnes physiques. Une enquête sur les revenus et conditions de vie des personnes sans abri et des personnes en séjour illégal a été organisée en 2010 pour voir s’il serait possible à l’avenir d’inclure ces groupes dans les enquêtes sur la pauvreté. (réalisée par HIVA (KU Leuven), à la demande du Service, financée par la Politique scientifique fédérale).

Les résultats de l'enquête
EU-SILC 2015 sont les chiffres les plus récents disponibles à ce jour : les résultats relatifs au revenu et à la faible intensité de travail ont trait à la situation durant l'année précédente (2014). Pour l'enquête EU-SILC 2015, seuls les chiffres relatifs à la Belgique ont été livrés par la Direction générale Statistique - Statistics Belgium. Il en ira de même jusqu’à la modification de l’enquête (± 2018).

Les pourcentages de pauvreté selon les trois indicateurs sont présentés ci-dessous: (1) pauvreté monétaire, (2) privation matérielle grave et (3) faible intensité de travail.  Ces trois indicateurs forment ensemble l'indicateur européen de la pauvreté (4). Et enfin, l'indicateur de pauvreté subjective est également expliqué (5).

Pour une analyse sur base des chiffres du SILC (EU-SILC 2014), nous vous renvoyons vers : SPF Sécurité Sociale, Analyse de l’évolution de la situation sociale et de la protection sociale en Belgique, juin 2016.
 

1. Pauvreté monétaire

14,9 % de la population belge connaissaient en 2014 un risque de pauvreté si on se base sur le revenu net.

Le critère appliqué pour mesurer le risque de pauvreté est le seuil de 60 % du revenu net médian équivalent. La possession d'une habitation n'y est pas prise en compte. Lorsque le revenu net total d'un ménage se situe en-dessous de ce seuil, on parle d'un risque de pauvreté. (source : Direction générale Statistique – Statistics Belgium : Risque de pauvreté  et Glossaire EU-SILC). Selon les données d'EU-SILC 2015, 14,9 % de la population belge appartiennent au groupe courant un risque accru de pauvreté. Concrètement, cela signifie que 14,9 % de la population vivent dans un ménage ne disposant pas d'un revenu de 12.993 net par an, soit 1.083net par mois pour un isolé (chiffres arrondis), ou (chiffres arrondis) de 27.285 net par an ou 2.274 net par mois pour un ménage composé de deux adultes et deux enfants (<14ans). (source : SPF Économie - Direction générale Statistique et Information économique, EU-SILC 2015)

Tableau 1a: Evolution du seuil de pauvreté (60 % de la médiane du revenu disponible au niveau individuel), Belgique, SILC 2010-2015

 

SILC 2010

SILC 2011

SILC 2012

SILC 2013

SILC 2014

SILC 2015

Personne isolée

€ 11.678

€ 12.005

€ 12.168

€ 12.890

€ 13.023

€ 12.993

2 Adultes+2 enfants

€ 24.525

€ 25.210

€ 25.553

€ 27.068

€ 27.348

€ 27.285

Source : Direction générale Statistique - Statistics Belgium : EU-SILC 2015


Le tableau 1b montre l'évolution du risque de pauvreté en Belgique durant les six dernières années. Le risque de pauvreté en Belgique se situe toujours autour des 15 %.

La différence entre le risque de pauvreté chez les femmes et chez les hommes s'élève respectivement à 15,6 % et à 14,1 %. Il faut garder à l'esprit que cette différence repose uniquement sur la différence entre les femmes célibataires et les hommes célibataires. La méthodologie implique en effet que les deux partenaires au sein d'un couple courent le même risque de pauvreté.
 

Tableau 1b : Taux de risque de pauvreté  (= le pourcentage de personnes vivant dans des ménages dont le revenu net du ménage équivalent total est inférieur à 60 % du revenu net médian national équivalent) selon le sexe, la Belgique, SILC 2010-2015

 

SILC 2010
(revenus 2009)

SILC 2011
(revenus 2010)

SILC 2012
(revenus 2011)

SILC 2013
(revenus 2012)

SILC 2014
(revenus 2013)

SILC 2015
(revenus 2014)

Femmes

15,2

16,0

15,9

15,5

15,9

15,6

Hommes

13,9

14,6

14,7

14,6

15,0

14,1

Total

14,6

15,3

15,3

15,1

15,5

14,9

Source : Direction générale Statistique - Statistics Belgium : EU-SILC 2015


Le tableau 1c situe le chiffre belge de risque de pauvreté dans le contexte européen.

Tableau 1c : Taux de risque de pauvreté  (= le pourcentage de personnes vivant dans des ménages dont le revenu net du ménage équivalent total est inférieur à 60 % du revenu net médian national équivalent), Etats membres de l'Union européenne, SILC 2010-2015

 

SILC 2010
(revenus 2009)
SILC 2011
(revenus 2010)
SILC 2012
(revenus 2011)
SILC 2013
(revenus 2012)
SILC 2014
(revenus 2013)
SILC 2015
(revenus 2014)

UE-28

16,5

16,8

16,8

16,7

17,2 -

Allemagne

15,6

15,8

16,1

16,1

16,7 -

Autriche

14,7

14,5

14,4

14,4

14,1 13,9

Belgique

14,6

15,3

15,3

15,1

15,5 14,9

Bulgarie

20,7

22,2

21,2

21,0

21,8 22,0

Chypre

15,6

14,8

14,7

15,3

14,4 -

Croatie

20,6(b)

20,9

20,4

19,5

19,4 -

Danemark

13,3

12,1(b)

12,0

11,9

12,1 12,2

Espagne

20,7

20,6

20,8

20,4

22,2 22,1

Estonie

15,8

17,5

17,5

18,6

21,8(b) -

Finland

13,1

13,7

13,2

11,8

12,8 12,4

France

13,3

14,0

14,1

13,7

13,3 -

Grèce

20,1

21,4

23,1

23,1

22,1 21,4

Hongrie

12,3

14,1

14,3

15,0

15,0 14,9

Irlande

15,2

15,2

15,7

14,1

15,6 -

Italie

18,7

19,8

19,5

19,3

19,4 -

Lettonie

20,9

19,0

19,2

19,4

21,2 22,5

Lituanie

20,5

19,2

18,6

20,6

19,1 -

Luxembourg
(Grand-Duché)

14,5

13,6

15,1

15,9

16,4 -

Malte

15,5

15,6

15,1

15,7

15,9 -

Pays-Bas

10,3

11,0

10,1

10,4

11,6 12,1(p)

Pologne

17,6

17,7

17,1

17,3

17,0 -

Portugal

17,9

18,0

17,9

18,7

19,5 19,5

Roumanie

21,1

22,2

22,6

22,4

25,4 -

Slovaquie

12,0

13,0

13,2

12,8

12,6 -

Slovénie

12,7

13,6

13,5

14,5

14,5 -

République tchèque

9,0

9,8

9,6

8,6

9,7 -

Royaume-Uni

17,1

16,2

16,0(b)

15,9

16,8 -

Suède

12,9

14,0

14,1

14,8

15,1 -

(b) Série interrompue
(
p) Provisoire
- Données non disponibles
Source : Eurostat


L'âge joue aussi un rôle (tableau 1d).  La pauvreté est plus élevé chez les jeunes (16-24 ans), il est de 19,5 % ;  chez les enfants (0-15 ans), il est de 17,4 % . Les conséquences de la pauvreté sur les jeunes ont été étudiées en détails lors de l’enquête EU-SILC 2009 (SPF Économie - Direction générale Statistique et Information économique, Le risque de pauvreté se stabilise mais les enfants vivant dans la pauvreté sont particulièrement vulnérables. Communiqué de presse du 14 octobre 2011).
Le risque de pauvreté
s'élève à 15,2 % chez les personnes âgées (65+). Ce chiffre doit cependant être nuancé parce qu’il ne tient pas compte du fait de disposer d’une fortune ou d’être propriétaire d’un immeuble (dont l’emprunt hypothécaire est remboursé). Ceci est expliqué dans la fiche 'Combien de personnes âgées sont-elles confrontées à la pauvreté en Belgique ? '
Sur le long terme, on observe une diminution du risque de pauvreté chez les personnes âgées de 65 ans et plus :  de 21 % en 2004 à 15 % en 2015 après avoir connu un pic à 23 % en 2006. 'Deux facteurs peuvent expliquer cette diminution : la revalorisation des pensions minimums et la participation accrue des femmes au marché du travail, qui perçoivent ainsi des pensions plus élevées.' (Source : Direction générale Statistique – Statistics Belgium, Baisse de la pauvreté chez les seniors. Communiqué de presse 11 juillet 2016).

Tableau 1d : Taux de risque de pauvreté  (<60 % du revenu net médian) selon l'âge, la Belgique, SILC 2015 (revenus 2014)

 

Risque de pauvreté

Total

14,9

0-15

17,4

16-24

19,5

25-49

13,5

50-64

12,1

65 et +

15,2

Source : Direction générale Statistique - Statistics Belgium : EU-SILC 2015
 

Le tableau 1e montre le taux de risque de pauvreté selon le statut d'activité. Le fait d'avoir un emploi apparaît comme un garde-fou important contre la pauvreté. Le risque de pauvreté des personnes actives (4,6 %) est nettement inférieur à celui des chômeurs (40,5 %), pensionnés (12,4 %) et autres personnes inactives (30,3 %). Cependant, le chiffre de risque de pauvreté des travailleurs sous-évalue le travail non enregistré, dans lequel certaines personnes plus vulnérables se réfugient pour survivre.

Tableau 1e : Taux de risque de pauvreté  (<60 % du revenu net médian) selon le statut d'activité le plus fréquent*, la Belgique, SILC 2015 (revenus 2014)

 

Risque de pauvreté

Travailleurs

4,6

Chômeurs

40,5

Pensionnés

12,4

Autres inactifs

30,3

* Le statut d'activité le plus fréquent est défini comme le statut que les personnes déclarent avoir occupé pendant plus de la moitié des mois dans l'année civile précédente.
Source : Direction générale Statistique - Statistics Belgium : EU-SILC 2015

L’intensité avec laquelle les membres du ménage travaillent a aussi un impact considérable sur le risque de pauvreté. Cet indicateur mesure le rapport entre le nombre de mois de travail prestés (par tous les membres du ménage appartenant à la classe d’âge de 0 à 59 ans) et le nombre de mois ouvrables, c’est-à-dire pendant lesquels il est possible de travailler. A titre d'exemple : une personne isolée a une intensité de travail de 1 si, au cours de l'année qui précède, sa principale activité était de travailler durant 12 mois sur 12 mois ouvrables (12/12). Une personne a une intensité de travail de 0,5 si sa principale activité était de travailler durant 6 mois sur 12 (6/12).  Pour un couple, le nombre de mois ouvrables s'élève à 24 (2 x 12). Un couple aura donc une intensité de travail de 1 si chacun des partenaires a travaillé 12 mois (24/24). Un couple aura une intensité de travail de 0,5 si le cumul de leurs mois prestés est de 12 sur un total de 24 mois ouvrables, etc.
On peut ainsi vérifier l’influence sur le risque de pauvreté du nombre de mois travaillés par le ménage.
Comme prévu, il y a un rapport inverse entre le nombre de mois travaillés et le risque de pauvreté : plus grand est le nombre de mois travaillés, plus faible est le risque de pauvreté. De même, la variation du risque de pauvreté selon l’intensité de travail est déterminée dans une grande mesure par le nombre d’enfants à charge. Les personnes ayant, en 2014, vécu au sein d’un ménage avec enfants et n’ayant pas travaillé (intensité de travail = 0), se trouvent dans la situation la plus précaire. Parmi elles,
72,8 % vivent sous le seuil de pauvreté. Ce pourcentage est de 42,8 % pour les personnes n'ayant pas travaillé mais faisant partie d’un ménage sans enfant. Le risque de pauvreté, à intensité de travail maximale, descend à 3,1 % chez les membres d’un ménage avec enfants qui travaillent à temps plein (pour les ménages sans enfant ce chiffre est de 2,4 %).

 Tableau 1f : Taux de risque de pauvreté (<60 % du revenu net médian) selon l'intensité de travail du ménage et le fait d’avoir ou non des enfants, la Belgique, SILC 2015 (revenus 2014)

 

Sans enfants dépendants Avec enfants dépendants

Intensité de travail  0

42,8

72,8

Intensité de travail entre 0 et 1

8,4

 

Intensité de travail entre 0-0,5

 

45,3

Intensité de travail entre 0,5 et 1

 

8,0

Intensité de travail  1

2,4

3,1

Intensité de travail : nulle (0), entre nulle et maximale (entre 0 et 0,5 ou 0,5 et 1), maximale (1)
Source : Direction générale Statistique - Statistics Belgium : EU-SILC 2015
 

Quant au type de ménage, on constate que les isolés (21,2 %) et les familles monoparentales (35,7 %) en particulier sont davantage confrontés au risque de pauvreté que les ménages ayant plusieurs revenus. (Tableau 1g)

Tableau 1g : Taux de risque de pauvreté  (<60 % du revenu net médian) par type de ménage*, la Belgique, SILC 2015 (revenus 2014)

Ménage d'une personne total

21,2

Ménage d'une personne 65- homme

21,0

Ménage d'une personne 65- femme

25,6

Ménage d'une personne 65+ homme

18,2

Ménage d'une personne 65+ femme

18,6

2 Adultes pas d'enfant dépend. (au moins une pers. 65+)

12,5

2 Adultes, pas d'enfant dépend. (tous les deux -65)

8,6

Autre ménage pas d'enfant dépend.

9,2

Tous les ménages sans enfant dépendants

13,7

Ménage monoparental avec enfants dépendants

35,7

2 Adultes, 1 enfant dépend.

9,5

2 Adultes, 2 enfants dépend.

9,3

2 Adultes, 3 enfants dépend. ou plus

21,1

Autre ménage avec enfants

14,0

Tous les ménages avec enfants dépendants

16,0

* Par enfant dépendant, on entend les personnes âgées de 0 à 15 ans inclus et les personnes de 16 à 24 ans inclus si elles sont inactives et habitent chez au moins un parent.
Source
: Direction générale Statistique - Statistics Belgium : EU-SILC 2015


Au sein d’une société dans laquelle la formation est de plus en plus déterminante pour la position sur l’échelle sociale, ceux qui n’ont bénéficié que d’une formation de faible niveau se retrouvent souvent exclus.  Les personnes peu instruites courent un risque de pauvreté nettement plus élevé (24,5 %) que celles qui sont très instruites (6,7 %). (Tableau 1h)

Tableau 1h : Taux de risque de pauvreté (<60 % du revenu net médian) selon le niveau d'éducation (personnes de 18 ans et +), Belgique, SILC 2015 (revenus 2014)


Faible niveau d'éducation

24,5


Niveau moyen d'éducation

13,8


Haut niveau d'éducation

6,7

Source :  Direction générale Statistique - Statistics Belgium :  EU-SILC 2015
 

Le risque de pauvreté des locataires (32,8 %) est environ trois fois supérieur à celui des propriétaires (8,1 %).

Tableau 1i : Taux de risque de pauvreté  (<60 % du revenu net médian) selon le statut de propriétaire/locataire du ménage, la Belgique, SILC 2015 (revenus 2014)

Propriétaire

8,1

Locataire

32,8

Source : Direction générale Statistique - Statistics Belgium : EU-SILC 2015
 

Il existe de grandes différences selon l'origine : le risque de pauvreté chez les personnes nées à l’étranger est trois fois plus élevé que chez les personnes nées en Belgique. La différence augmente encore lorsque la personne est originaire d’un pays hors l’EU-28. (Tableau 1j)

Tableau 1j : Taux de risque de pauvreté  (<60 % du revenu net médian) par grand groupe de pays de naissance, (population âgée de 18 ans et plus), la Belgique, SILC 2015

Pays de l'UE-28 excepté la Belgique

19,9

Pays hors UE-28 et hors la Belgique

41,5

Pays étranger

31,2

Belgique

10,9

Source : Direction générale Statistique - Statistics Belgium : EU-SILC 2015
 

La sécurité sociale et l'aide sociale ont un effet protecteur important. Si l’on compare la situation réelle (des transferts sociaux ont lieu) avec une situation fictive (les transferts sociaux seraient absents), on arrive aux résultats suivants : dans le cas de figure où ne serait perçue aucune allocation à l’exception des pensions de retraite, le revenu de 26,7 % de la population se trouverait sous le seuil de pauvreté (cf. 14,9 % dans la situation réelle) ; dans le cas de figure où aucune allocation d’aucune sorte (y compris pensions de retraite) ne serait versée, le risque de pauvreté grimperait à 43,3 % de la population. (Tableau 1k)

Tableau 1k : Taux de risque de pauvreté  (<60 % du revenu net médian) avant tous les transferts sociaux, après les pensions et après tous les transferts sociaux, la Belgique, SILC 2015 (revenus 2014)

 

Total

Femme

Homme

Avant tous les transferts sociaux

43,3

46,1

40,5

Après les pensions

26,7

27,7

25,7

Après tous les transferts sociaux

14,9

15,6

14,1

Source : Direction générale Statistique - Statistics Belgium : EU-SILC 2015

 

2. Privation matérielle grave

Les résultats de l' EU-SILC 2015 relatifs à la privation matérielle grave rendent compte de la situation durant l'année de l'interview (2015).
Cet indicateur décrit la situation des personnes qui ne peuvent acquérir des biens ou des services qui sont considérés comme essentiels pour vivre en Europe.

Les personnes sont 'en situation de privation matérielle grave' lorsqu'elles sont confrontées à au moins 4 des 9 situations suivantes :
ne pas être en mesure
1) de payer un loyer ou des factures courantes
2) de chauffer correctement son domicile
3) de faire face à des dépenses imprévues
4) de consommer de la viande, du poisson ou un équivalent de protéines tous les deux jours
5) de s’offrir une semaine de vacances en dehors du domicile
6) de posséder une voiture personnelle
7) de posséder un lave-linge
8) de posséder un téléviseur couleur
9) de posséder un téléphone.

D'après cet indicateur, 5,8 % de la population souffrent de privation matérielle grave.

Tableau 1l : Pourcentage privation matérielle grave, Belgique, SILC 2010-2015

 

SILC 2010

SILC 2011

SILC 2012

SILC 2013

SILC 2014

SILC 2015

Belgique

5,9

5,7

6,3

5,1

5,9 5,8

Source : Direction générale Statistique - Statistics Belgium : EU-SILC 2015 
Voir aussi :
Direction générale Statistique - Statistics Belgium, La privation matérielle en Belgique en 2015. Communiqué de presse 25 février 2016.

 

3. Très faible intensité de travail

Cet indicateur décrit la situation de personnes membres d’un ménage dans lequel personne ne travaille (ou dans lequel les membres ne travaillent que très peu) mais qui ne disposent pas nécessairement d’un revenu très faible. Une personne en situation de très faible intensité de travail est une personne âgée de 0 à 59 ans vivant dans un ménage dans lesquel les adultes (étudiants exclus) ont travaillé moins  d’un cinquième de leur temps pendant l’année de référence.

En 201
4, 14,9 % de la population (0-59 ans) vivaient dans un ménage à très faible intensité de travail.

Tableau 1m : Pourcentage de très faible intensité de travail, Belgique, SILC 2010-2015

 

SILC 2010

SILC 2011

SILC 2012

SILC 2013

SILC 2014

SILC 2015

Belgique

12,7

13,8

13,9

14,0

14,6

14,9

Source : Direction générale Statistique - Statistics Belgium : EU-SILC 2015

4. Indicateur européen de la pauvreté

Les personnes confrontées à au moins un de ces trois risques (pauvreté monétaire, privation matérielle grave ou faible intensité de travail) sont considérées comme à risque de pauvreté ou d’exclusion sociale. Selon cet indicateur européen, en Belgique, 21,1 % des personnes courent un risque de pauvreté ou d’exclusion sociale.

Tableau 1
n : Pourcentage à risque de pauvreté ou exclusion sociale, Belgique, SILC 2010-2015

 

SILC 2010

SILC 2011

SILC 2012

SILC 2013

SILC 2014

SILC 2015

Belgique

20,8

21,0

21,6

20,8

21,2

21,1

Source : Direction générale Statistique - Statistics Belgium : EU-SILC 2015


Le tableau 1o donne un aperçu du nombre de personnes qui connaissent un risque de pauvreté selon le type d''indicateur de pauvreté .

Tableau 1o : Taux de pauvreté sur base de revenu, de privation matérielle grave, de faible intensité de travail et indicateur européen de pauvreté, Belgique, EU-SILC 2015

 

Personnes à risque de pauvreté monétaire (%)

Personnes appartenant à un ménage confronté à une privation matérielle grave (%)

Personnes (0-59) appartenant à un ménage à faible intensité de travail (%)

A risque de pauvreté ou exclusion sociale (indicateur européen) (%)

Total

14,9

5,8

14,9

21,1

Sexe

 

 

 

 

Homme

14,1

5,5

14,0

19,9

Femme

15,6

6,1

15,8

22,2

Source : Direction générale Statistique - Statistics Belgium : EU-SILC 2015

 

5. Pauvreté subjective

Outre les indicateurs 'objectifs' qui mesurent le taux de pauvreté, l'enquête EU-SILC analyse aussi la pauvreté subjective. La pauvreté subjective est basée sur l’estimation que font les répondants de leur difficulté à joindre les deux bouts au moment de l’interview. En 2015, 20,6 % des Belges indiquaient avoir des difficultés ou de grandes difficultés à s'en sortir.

Tableau 1p : Pourcentage pauvreté subjective, Belgique, SILC 2010-2015

 

SILC 2010

SILC 2011

SILC 2012

SILC 2013

SILC 2014

SILC 2015

Belgique

20,7

20,8

22,0

20,9

20,2

20,6

Source : Direction générale Statistique - Statistics Belgium : EU-SILC 2015

 

Tableau 1q : Taux de pauvreté subjective et taux de pauvreté sur base du revenu selon le sexe, Belgique, EU-SILC 2015.

Caractéristiques Taux de pauvreté subjective Taux de pauvreté basé sur le revenu

Total

20,6

14,9

Hommes

19,7

14,1

Femmes

21,4

15,6

Source : Direction générale Statistique - Statistics Belgium : EU-SILC 2015

 

Dernière mise à jour : 13/07/2016