|
| Espérance
de vie en bonne santé Belgique |
Espérance de vie Belgique | Espérance
de vie en bonne santé Région flamande |
Espérance de vie Région flamande | Espérance
de vie en bonne santé Région wallonne |
Espérance de vie Région wallonne | |
| Femmes | 14,5 | 2,8 | 17 | 3 | 15,6 | 2,7 |
| Hommes | 15,5 | 5,2 | 14,1 | 4,7 | 17,8 | 6,2 |
Source : Recensement / Registre national / Enquête Santé - ISP cités dans PANincl. 2006-2008, Indicateurs, p. 103
Les chiffres relatifs à la mortalité infantile en fonction de la catégorie
socioprofessionnelle du père montrent qu'il existe un rapport inverse
entre les deux variables : plus la catégorie socioprofessionnelle du père
est basse, plus le risque de mortalité infantile est grand,
même si les différences se réduisent avec le temps. Des analyses relatives
à la Région
Flamande et à la Région de Bruxelles-Capitale basées sur des
données plus récentes confirment cependant
l’importance inchangée du statut socio-économique des parents
en ce qui concerne la mortalité infantile (source
:
Rapport Stratégique sur la protection sociale et l’inclusion sociale
2006-2008). En outre, il existe un lien
entre le bon déroulement de la grossesse et le taux de scolarisation : le
risque de mortalité infantile est presque quatre fois plus élevé chez les
femmes enceintes peu instruites que chez celles plus instruites. En outre,
les risques d'accouchement prématuré, de faible poids ou de malformation à
la naissance sont deux fois plus élevés chez elles
(source : Vranken Jan, De
Boyser Katrien & Dierckx Danielle (red.) (2003),
Armoede en sociale uitsluiting. Jaarboek 2003).
Tableau 9b :
Mortalité infantile selon la catégorie
socioprofessionnelle du père (couples mariés - pour
1000 nés vivants et morts-nés), Belgique
| 1980-1984 | 1985-1989 | 1990-1994 | |
| Mortinatalité | |||
| Catégorie 1 | 4,91 | 4 | 3,16 |
| Catégorie 2 | 6,21 | 5,28 | 3,99 |
| Catégorie 3 | 7,51 | 5,88 | 4,82 |
| Catégorie 4 | 9,41 | 8,22 | 6,21 |
| Mortalité infantile 0-6 jours | |||
| Catégorie 1 | 4,49 | 3,26 | 2,57 |
| Catégorie 2 | 5,22 | 3,9 | 3,02 |
| Catégorie 3 | 6 | 4,24 | 3,2 |
| Catégorie 4 | 6,58 | 4,98 | 3,94 |
| Mortalité infantile 7-364 jours | |||
| Catégorie 1 | 4,19 | 4,12 | 2,84 |
| Catégorie 2 | 4,83 | 4,62 | 4,09 |
| Catégorie 3 | 5,55 | 5,36 | 4,6 |
| Catégorie 4 | 7,09 | 6,19 | 5,41 |
Catégorie 1: professions libérales, médicales,
paramédicales et assimilées
Catégorie 2: les enseignants et professions administratives
Catégorie 3: les ouvriers qualifiés, artisans et commerçants
Catégorie 4: les ouvriers spécialisés, manoeuvres et assimilés
source
: Masuy-Stroobant
Godelieve, Gourbin
Catherine, Masuy Bernard
(2001),
Santé et mortalité foeto-infantile. Evolution
des facteurs de risque au niveau régional de 1980 à
1994, dans: Etudes
Statistiques INS n°. 107
cité dans
PANincl. 2006-2008,
Indicateurs,
pp.
104-105
Des chiffres récents (rassemblés par
l'agence
flamande 'Zorg en Gezondheid') indiquent une tendance similaire. Les
enfants d'indépendants, de personnes exerçant une profession libérale et
d'employés risquent moins de décéder avant leur premier anniversaire. Le
risque de mortalité est accru chez les enfants d'ouvrières. Si la mère est
sans emploi, le risque de mortalité infantile est beaucoup plus élevé que
si elle a un statut d’employée. En outre, les parents ayant un diplôme de
l’enseignement supérieur risquent moins de perdre leur enfant que ceux qui
sont peu scolarisés :
plus d'info (uniquement en néerlandais).
Si nous examinons le pourcentage de la population (16 ans
et plus) qui considère que sa santé est mauvaise ou très mauvaise, nous
sommes frappés par la grande différence qui existe en fonction du niveau
de revenu
et du niveau d'instruction. 14%
de la population en dessous du seuil de pauvreté ont l’impression que leur
santé est mauvaise à très mauvaise contre
7,8% de la population au-dessus du seuil de
pauvreté (source : SPF Economie - Direction générale Statistiques (2006),
Communiqué
de presse EU-SILC 2004).
45% des personnes n'ayant aucun diplôme ou seulement un
diplôme de l'enseignement primaire déclarent être en mauvaise santé (subjective).
Ce pourcentage baisse ensuite régulièrement pour ne plus représenter que
14% chez les personnes détenant un diplôme de l'enseignement supérieur
(source
: Institut Scientifique de Santé Publique, Service
d'Epidémiologie (2006),
Enquête de Santé par Interview, Belgique, 2004).
Tableau 9c :
Pourcentage de la population qui juge sa santé mauvaise à très mauvaise (auto-évaluation),
en dessous ou au-dessus du seuil de pauvreté, la Belgique, 2004.
| 2004 | Total | en dessous du seuil de pauvreté | au-dessus du seuil de pauvreté |
| Santé mauvaise ou très mauvaise (autoévaluation) | 8,7 | 14 | 7,8 |
source : SPF Economie - Direction générale Statistiques (2006), Communiqué de presse EU-SILC 2004
Tableau 9d : Distribution de la population (de 15 ans et plus) selon l'état de santé subjective, par niveau d'instruction, la Belgique, 2004
| Niveau d'instruction | Bonne à très bonne | Très mauvaise à moyenne |
| Primaire ou sans diplôme | 55,1 | 44,9 |
| Secondaire inférieur | 69,5 | 30,5 |
| Secondaire supérieur | 79,5 | 20,5 |
| Enseignement supérieur | 86,4 | 13,6 |
| Total | 77,0 | 23,0 |
source
: Institut Scientifique de Santé Publique, Service
d'Epidémiologie (2006),
Enquête de Santé par Interview, Belgique, 2004,
p. 27.
En ce qui concerne la santé mentale, l'enquête santé a constaté une dépression chez 8% de la population âgée de 15 ans et plus. Les dépressions sont sensiblement plus fréquentes chez les femmes (10% contre 5,8% chez les hommes), les personnes malades / invalides (38%), les demandeurs d’emploi (12%), les personnes à bas revenu et celles peu instruites.
Tableau 9e
: Pourcentage de la population (15+) qui est
qualifié comme dépressif sur la base de la
sous-échelle SCL-90-R pour dépression selon le sexe,
le statut d'activité et le niveau de revenu,
la Belgique et les
régions, 2004
| Belgique | Région de Bruxelles Capitale | Région flamande | Région wallonne | |
| total | 7,9 | 10,4 | 7,4 | 9,7 |
| homme | 5,7 | 7,3 | 5,7 | 6,6 |
| femme | 9,9 | 12,9 | 9 | 12,5 |
| statut d'activité | ||||
| travailleurs | 5,3 | 6,6 | 4,8 | 6 |
| chômeurs | 12,1 | 14 | 8 | 16,8 |
| pensionnés | 10 | 13,3 | 9,7 | 12,3 |
| malades/invalides | 38,2 | 31,5 | 34,4 | 38,1 |
| autres écon. inactifs | 6,5 | 9,3 | 5 | 8,3 |
| niveau de revenu | ||||
| premier quintile | 17,9 | 19,4 | 14,8 | 20,3 |
| deuxième quintile | 12,2 | 9,6 | 11,3 | 14,5 |
| troisième quintile | 7,5 | 9,8 | 7 | 8 |
| quatrième quintile | 7,9 | 8,6 | 8 | 8,4 |
| cinquième quintile | 4,7 | 6,3 | 5,1 | 5,9 |
source : Enquête Santé - ISP citée dans PANincl. 2006-2008, Indicateurs, pp. 108-110
Tableau 9f
: Pourcentage de la population (15+) qui
est qualifié comme dépressif sur la base de la
sous-échelle SCL-90-R pour dépression selon le niveau
d'instruction, Belgique,
2004
| primaire ou sans diplôme | secondaire inférieur | secondaire supérieur | enseignement supérieur | total | |
| 2004 | 13,4 | 10,3 | 7,4 | 5,1 | 7,9 |
source : Institut Scientifique de Santé Publique, Service d'Epidémiologie (2006), Enquête de Santé par Interview, Belgique, 2004, p. 251
Il existe également des différences sur le plan des maladies chroniques :
50,3% des personnes ayant obtenu tout au plus un diplôme d'enseignement
primaire souffrent au moins d'une ou de plusieurs maladies chroniques
alors que chez celles ayant un diplôme d'enseignement supérieur, ce
pourcentage est de
presque 22%
(source
: Institut Scientifique de Santé Publique, Service
d'Epidémiologie (2006),
Enquête de Santé par Interview, Belgique, 2004,
p. 116).
Tableau 9g
: Pourcentage de la
population souffrant d'au moins une ou plusieurs maladies chroniques, par
niveau d'instruction, la Belgique, 2004
| primaire ou sans diplôme | secondaire inférieur | secondaire supérieur | enseignement supérieur | total | |
| 2004 | 50,3 | 37,4 | 28 | 21,9 | 30,1 |
source
: Institut Scientifique de Santé Publique, Service
d'Epidémiologie (2006),
Enquête de Santé par Interview, Belgique, 2004,
p. 116
Environ 10% de la population belge âgée de 16 ans et plus sont gravement
gênés par une maladie dans leurs activités quotidiennes par une maladie, des affections ou un handicap. Il
y a une différence notable en fonction du niveau de revenu
et du sexe
(source : SPF Economie - Direction générale Statistiques
(2006),
Communiqué de presse EU-SILC 2004 et
PANincl. 2006-2008,
Indicateurs).
Tableau 9h : Pourcentage de personnes de 16 ans et plus qui ont des problèmes dans leurs occupations quotidiennes à la suite d'une maladie, d'une affection ou d'un handicap, selon le sexe et le niveau de revenu, la Belgique et les régions, 2004.
| Belgique | Région flamande | Région wallonne | |
| total | 10,1 | 8,6 | 12,5 |
| homme | 8,6 | 7,4 | 10,2 |
| femme | 11,1 | 9,7 | 14,6 |
| niveau de revenu | |||
| premier quintile | 15,7 | 14,8 | 16,7 |
| deuxième quintile | 13,5 | 11,6 | 16,6 |
| troisième quintile | 10,4 | 9,4 | 11,7 |
| quatrième quintile | 6 | 4,8 | 9 |
| cinquième quintile | 5 | 4,4 | 6,9 |
source : EU-SILC 2004 – SPF Sécurité Sociale cités dans PANincl 2006-2008, Indicateurs, pp. 111-112
Tableau 9i
:
Pourcentage de personnes de 16 ans et plus qui ont des problèmes dans
leurs occupations quotidiennes à la suite d'une
maladie, d'une affection ou d'un handicap,
en dessous ou au-dessus du seuil de pauvreté, la
Belgique, 2004.
| 2004 | Total | en dessous du seuil de pauvreté | au-dessus du seuil de pauvreté |
| Souffre d’une maladie ou d’une affection chronique ou d’un handicap et est limité dans ses activités quotidiennes | 10,1 | 15,2 | 9,2 |
source : SPF Economie - Direction générale Statistiques (2006), Communiqué de presse EU-SILC 2004
Il existe un rapport entre la pauvreté et l'incidence de la tuberculose.
Les risques d'infection par la TBC et de développement de la maladie sont
liés à la sous-alimentation, à la promiscuité, à une mauvaise aération et
à des installations sanitaires de mauvaise qualité. La pauvreté peut
également entraver le traitement efficace de la maladie (mauvais accès à
l'information et au traitement). Sur le plan territorial, il existe aussi
une corrélation avec l'urbanisation. L'incidence est concentrée dans des
groupes à risque spécifiques, comme les demandeurs d'asile et les
personnes sans abri. En 2005, on a constaté en
Belgique 11 cas de TBC pour 100.000
habitants (en 2004 11,8/100.000). Le chiffre est
de 5,9/100.000 pour les Belges et
de 66,7/100.000 pour les non
Belges.
Chez ces
derniers, l’incidence diminue fortement (45,4/100.000) lorsqu’on ne tient
pas compte des demandeurs
d’asile. Le nombre de
nouveaux cas de tuberculose est beaucoup plus élevé en Région de Bruxelles
Capitale (34,1/100.000)
qu’en Flandre
(8,3/100.000)
et en Wallonie (8,8/100.000).
L'incidence se concentre surtout dans les grandes villes comme Bruxelles
(34,1/100.000),
Anvers
(23,4/100.000), Liège
(21,6/100.000) et Charleroi
(17,4/100.000) (source : Fonds
des Affections Respiratoires (FARES) (2007),
Registre belge de la tuberculose 2005,
pp.
12-24).
Tableau 9j
: Le nombre de nouveaux cas de tuberculose
active par 100.000 habitants, la Belgique
et les régions, 1995-2005
| 1995 | 1996 | 1997 | 1998 | 1999 | 2000 | 2001 | 2002 | 2003 | 2004 | 2005 | |
| Belgique | 13,6 | 13,3 | 12,7 | 11,8 | 12,4 | 12,8 | 12,9 | 12,7 |
10,9 |
11,8 | 11 |
| Région de Bruxelles Capitale | 34,9 | 37,4 | 36,5 | 32,5 | 32,0 | 38,2 | 36,7 | 42,6 |
36,1 |
34,2 | 34,1 |
| Région flamande | 10,7 | 10,4 | 9,4 | 9,2 | 9,2 | 9,6 | 10,2 | 9,4 |
7,6 |
9,4 | 8,3 |
| Région wallonne | 12,6 | 11,6 | 11,7 | 10,5 | 12,6 | 11,3 | 12,8 | 9,8 |
9,4 |
9,4 | 8,8 |
source: Données administratives – FARES / VRGT citées dans dans PANincl 2006-2008, Indicateurs, p. 113 et Fonds des Affections Respiratoires (FARES) (2007), Registre belge de la tuberculose 2005, p. 12
Tableau 9k : Le nombre de nouveaux cas de tuberculose active par 100.000 habitants selon la nationalité, la Belgique, 1995-2005
| 1995 | 1996 | 1997 | 1998 | 1999 | 2000 | 2001 | 2002 | 2003 | 2004 | 2005 | |
| total | 13,6 | 13,3 | 12,7 | 11,8 | 12,4 | 12,8 | 12,9 | 12,7 | 10,9 | 11,8 | 11 |
| Belges | 10 | 9,7 | 9,4 | 8,3 | 8,7 | 8,1 | 7,6 | 6,8 | 5,5 | 6,1 | 5,9 |
| non Belges | 50 | 47,4 | 46,1 | 47,3 | 51,7 | 61,9 | 70,7 | 78,1 | 71,5 | 75,4 | 66,7 |
| non Belges en provenance de pays à haute incidence | 110,3 | 113,9 | 105,3 | 111,1 | 135,1 | 162,2 | 190,2 | 234,4 | 216,3 | 227,7 | 205 |
Source : Données administratives – VRGT / FARES citées dans PANincl. 2006-2008, Indicateurs, p. 113 et Fonds des Affections Respiratoires (FARES) (2007), Registre belge de la tuberculose 2005, p. 23
Les facteurs de risque relatifs au mode de vie et aux habitudes alimentaires expliquent en partie les différences constatées sur le plan de la santé. Il est prouvé que l'obésité et le tabagisme surtout sont plus fréquents chez les personnes peu instruites : dans ce groupe, l'obésité est de 19,7% contre 6,4% chez les personnes de formation supérieure. Fait marquant : les obèses sont deux fois plus nombreux dans la catégorie de revenu la plus basse que dans celle de revenu la plus haute (soit 16,6% contre 8,5%).
Le tabagisme reste plus important dans les couches de la population les
moins instruites. On y rencontre un taux plus élevé de fumeurs, de fumeurs
quotidiens et de gros fumeurs (plus de 20 cigarettes par jour). L'âge
moyen à l'initiation du tabagisme est plus jeune que dans le reste de la
population, le nombre moyen de cigarettes fumées y est plus élevé et la
dépendance au tabac constitue un problème plus fréquent. Plus de 13%
des personnes peu instruites sont de gros fumeurs contre
presque 6% des personnes plus instruites.
Les gros fumeurs sont deux fois plus nombreux dans la catégorie de revenu
la plus basse que dans celles aux revenus les plus hauts.
Tableau 9l : Prévalence d'obésité (IMC30+) dans la population adulte (18+) (%) selon le niveau d'instruction, la Belgique et les régions, 2004
| Belgique | Région de Bruxelles Capitale | Région flamande | Région wallonne | |
| total | 12,6 | 11,8 | 11,1 | 15,3 |
| bas | 19,7 | 17,5 | 16,4 | 22,8 |
| moyen | 10,6 | 9,6 | 9,4 | 13,3 |
| haut | 6,4 | 6,9 | 5,7 | 8,6 |
source : Enquête Santé - ISP citée dans PANincl. 2006-2008, Indicateurs, p. 96
Tableau 9m : Prévalence d'obésité (IMC30+) dans la population adulte (18+) (%) selon le niveau de revenu, la Belgique, 2004
| premier quintile | deuxième quintile | troisième quintile | quatrième quintile | cinquième quintile |
| 16,6 | 16,2 | 14,2 | 12,7 | 8,5 |
source : Enquête Santé - ISP citée dans PANincl. 2006-2008, Indicateurs, p. 97
Tableau 9n : Pourcentage de grands fumeurs (20 cigarettes ou plus par jour) dans la population de 15 ans et plus selon le niveau d'instruction et le niveau de revenu, la Belgique et les régions, 2004
| Belgique | Région de Bruxelles Capitale | Région flamande | Région wallonne | |
| total | 10,2 | 9,5 | 8,4 | 12 |
| niveau d'instruction | ||||
| bas | 13,4 | 12,9 | 8,7 | 16,4 |
| moyen | 11,2 | 9,4 | 10,8 | 13,1 |
| haut | 5,8 | 6,9 | 5,3 | 5,9 |
| niveau de revenu | ||||
| premier quintile | 15,8 | 13,8 | 8 | 23,3 |
| deuxième quintile | 11,8 | 9,7 | 8,7 | 16,1 |
| troisième quintile | 10,5 | 9,1 | 10,2 | 9,4 |
| quatrième quintile | 10,6 | 9,3 | 9,6 | 10,5 |
| cinquième quintile | 7,6 | 6,5 | 6,4 | 10,8 |
source: Enquête Santé - ISP citée dans PANincl. 2006-2008, Indicateurs, pp. 98-99
En ce qui concerne l'accès aux soins de santé, on observe de grandes différences socioéconomiques. C'est par exemple le cas du dépistage précoce du cancer du col de l'utérus: 55,7% des femmes de formation inférieure n'avaient pas fait effectuer de frottis au cours des trois années précédentes contre 28,1% dans le groupe de personnes plus instruites. Près de 63% des femmes appartenant à la catégorie de revenu la plus basse n’avaient pas fait effectuer de frottis contre 27,4% de celles appartenant à la catégorie de revenu la plus élevée. Remarquons que les femmes sont moins nombreuses à faire effectuer un frottis en Flandre qu’en Wallonie et à Bruxelles.
Tableau 9o : Pourcentage de la population féminine (15+) n'ayant pas eu un frottis pour le dépistage du cancer du col au cours des 3 dernières années selon le niveau d'instruction et le niveau de revenu, la Belgique et les régions, 2004
| Belgique | Région de Bruxelles Capitale | Région flamande | Région wallonne | |
| total* | 41,4 | |||
| niveau d'instruction | ||||
| bas | 55,7 | 57,6 | 62,1 | 50 |
| moyen | 39,3 | 40,8 | 39,9 | 37,3 |
| haut | 28,1 | 23 | 30,6 | 30 |
| niveau de revenu | ||||
| premier quintile | 62,9 | 61,7 | 67,1 | 63,4 |
| deuxième quintile | 54,1 | 48,1 | 58,9 | 46,5 |
| troisième quintile | 47,4 | 43,8 | 50,8 | 48,1 |
| quatrième quintile | 38,1 | 31,3 | 39,9 | 39,4 |
| cinquième quintile | 27,4 | 20,2 | 32,2 | 26 |
source : Institut Scientifique de Santé Publique, Service d'Epidémiologie (2006), Enquête de Santé par Interview, Belgique, 2004, p. 314 et Enquête Santé - ISP citée dans PANincl. 2006-2008, Indicateurs, pp. 116-117
On note de grandes différences en matière de dépistage du cancer du sein aussi : 40,5% des femmes peu qualifiées âgées de 50 à 69 ans n'avaient pas passé de mammographie au cours des deux dernières années contre 22,5% des femmes très instruites.
Tableau 9p
: Pourcentage de femmes (de 50 à 69 ans) qui déclare avoir passé une
mammographie au cours des deux dernières années
selon le niveau d'instruction,
la Belgique 2004
| primaire ou sans diplôme | secondaire inférieur | secondaire supérieur | enseignement supérieur | total | |
| 2004 | 40,5 | 29,5 | 28,8 | 22,5 | 29,0 |
source : Institut Scientifique de Santé Publique, Service d'Epidémiologie (2006), Enquête de Santé par Interview, Belgique, 2004, p. 254.
On observe aussi quelques différences socio-économiques, notamment en ce
qui concerne le nombre moyen de contacts avec le médecin généraliste Il
est clair qu'il augmente quand le niveau d'instruction diminue. De même,
quand on examine le type de contact avec le généraliste (consultation à
domicile ou visite au cabinet du médecin), on remarque que plus le niveau
d'instruction est bas, plus la proportion de visites à domicile augmente.
Chez les personnes détenant seulement un diplôme de l'enseignement
primaire, voire aucun diplôme, 52% des contacts sont des visites à
domicile contre 38% chez les personnes ayant un diplôme de l'enseignement
secondaire inférieur, 24% chez celles ayant un diplôme du secondaire
supérieur et 18% chez les personnes les plus instruites. Enfin, signalons
aussi que plus le niveau d'instruction baisse, plus le pourcentage de
contacts réalisés à l'initiative du médecin est élevé. Il est de 10% chez
les personnes les plus instruites contre 33% chez celles ayant un diplôme
de l'enseignement primaire au maximum.
En matière de contacts avec un spécialiste aussi, on note des différences
socio-économiques : c'est chez les personnes les plus instruites que le
pourcentage de contacts pris par le patient lui-même est le plus élevé
(64%). Il est de 50% pour les personnes ayant un diplôme de l'enseignement
secondaire supérieur et 52% pour celles ayant un diplôme du secondaire
inférieur. Le taux le plus faible (39%) est enregistré chez les personnes
ayant au maximum un diplôme de l'enseignement primaire
(source
: Institut Scientifique de Santé Publique, Service
d'Epidémiologie (2006),
Enquête de Santé par Interview, Belgique, 2004,
p. 71).
En Belgique, presque tout le monde bénéficie d'une assurance soins de santé (taux de couverture de plus de 99%) et des efforts particuliers sont fournis afin d'améliorer le remboursement pour les groupes vulnérables. En 2004 pourtant, près de 10% de la population vivait dans des ménages où une ou plusieurs personnes avaient dû reporter des soins de santé, voire y renoncer, au cours de l'année précédente pour des raisons financières. On observe de grandes différences en fonction du niveau d'éducation et des revenus. La situation des familles monoparentales est particulièrement problématique : plus de 28% d'entre elles affirment avoir reporté des soins de santé, voire y avoir renoncé. On note également de grandes différences régionales, de mauvais résultats étant enregistrés dans la Région de Bruxelles-Capitale principalement (source : Institut Scientifique de Santé Publique, Service d'Epidémiologie (2006), Enquête de Santé par Interview, Belgique, 2004).
Tableau 9q
: Pourcentage de personnes vivant dans un ménage dont la personne de
référence ou tout autre membre a eu à postposer des soins de santé ou à y
renoncer pour des raisons financières dans le courant de l'année écoulée
selon le sexe, l'âge, le niveau d'instruction,
le revenu équivalent, le
type de ménage et le niveau d'urbanisation,
la Belgique et les régions, 2004
| Belgique | Région flamande | Région de Bruxelles Capitale | Région wallonne | |
| total | 10,1 | 5,3 | 17,5 | 15,6 |
| sexe | ||||
| homme | 8,8 | 4,6 | 17,4 | 14,3 |
| femme | 14,1 | 8,1 | 17,8 | 19,3 |
| groupe d'âge | ||||
| 15-24 | 8,5 | 3,0 | 18,3 | 3,7 |
| 25-34 | 11,3 | 5,7 | 13,8 | 18,6 |
| 35-44 | 13,1 | 7,7 | 21,4 | 20,6 |
| 45-54 | 10,5 | 4,1 | 23,5 | 16,2 |
| 55-64 | 9,3 | 4,4 | 19,2 | 14,6 |
| 65-74 | 7,4 | 4,4 | 12,0 | 11,5 |
| 75 et + | 3,9 | 1,9 | 9,2 | 5,6 |
| niveau d'instruction | ||||
| Primaire ou sans diplôme | 16,5 | 12,8 | 28,6 | 19,4 |
| Secondaire inférieur | 10,8 | 6,1 | 20,5 | 14,9 |
| Secondaire supérieur | 9,7 | 4,5 | 19,5 | 16,3 |
| Enseignement supérieur | 6,8 | 2,4 | 11,4 | 12,8 |
| revenu équivalent | ||||
| <750 € | 18,7 | 8,4 | 31,6 | 24,2 |
| 750 - 1.000 € | 19,7 | 9,6 | 25,4 | 29,0 |
| 1.000 - 1.500 € | 11,5 | 7,9 | 17,9 | 14,7 |
| 1.500 - 2.500 € | 11,3 | 6,7 | 13,9 | 17,8 |
| >2.500 € | 2,5 | 0,6 | 8,7 | 4,9 |
| type de ménage | ||||
| Isolé | 11,0 | 6,1 | 15,6 | 15,0 |
| Ménage monoparental | 28,6 | 26,0 | 30,0 | 30,8 |
| Couple sans enfants | 6,0 | 3,3 | 12,6 | 10,3 |
| Couples avec enfant(-s) | 10,7 | 5,2 | 22,7 | 18,8 |
| Ménage complexe | 7,6 | 0,5 | 16,5 | 12,8 |
| niveau d'urbanisation | ||||
| Zone urbaine | 13,8 | 8,1 | - | 17,8 |
| Zone semi-urbaine | 9,1 | 4,2 | - | 20,2 |
| Zone rurale | 6,8 | 4,6 | - | 9,6 |
source : Institut Scientifique de Santé Publique, Service d'Epidémiologie (2006), Enquête de Santé par Interview, Belgique, 2004, pp. 29, 32, 35, 38
À ce propos, il est intéressant d'examiner les analyses de l'Observatoire du Crédit et de l'Endettement. Depuis sa création, cet Observatoire analyse aussi bien la nature et le niveau du surendettement que les caractéristiques socioéconomiques d'un échantillon de personnes qui connaissent des difficultés financières et s'adressent aux services de médiation de dettes agréés par la Région wallonne. Il ressort des données des 10 dernières années (de 1995 à 2003) que la fréquence des dettes pour soins de santé a fortement augmenté depuis 1994 puisqu'elles représentaient 25% en 1994 contre 51% en 2003. Le montant dû a fortement augmenté lui aussi : en moyenne 836,22€ en 1994 contre 1.045,39€ en 2003 (+25%). Outre ces chiffres, nous pouvons également supposer que le nombre de personnes ne se soignant plus par manque de moyens financiers va croissant (source : Observatoire du Crédit et de l'Endettement (2004), Crédit et endettement des ménages. 10 ans d' Observatoire p. 13).
Une étude récente de la Mutualité chrétienne atteste l’existence d’inégalités prononcées en matière de santé. Les résultats montrent notamment que (par comparaison avec les personnes issues de la classe sociale la plus favorisée), les personnes issues de la classe sociale la plus basse :
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Courent 45% de risques en plus de décéder dans l’année ; |
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Courent 55% de risques en plus d’avoir au moins 30 jours d’incapacité de travail et même 66 % de risques en plus de devenir invalides |
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Risquent deux fois plus d’être admises dans un hôpital psychiatrique ou dans un service (neuro)psychiatrique d’un hôpital général ; |
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Recourent 36 % moins souvent aux soins dentaires préventifs (pour les mineurs d’âge) ; |
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Courent un risque 64 % plus élevé de devoir payer un forfait pour des soins prodigués aux urgences ; |
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Courent 15% de risques en plus d’être atteintes d’une affection pulmonaire chronique ; |
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Courent 16% de risques en plus de souffrir d’une maladie du coeur. |