|
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Le pourcentage de personnes pour lesquelles le revenu familial tombe (plus bas) sous le seuil de pauvreté à cause de payement de crédits à la consommation |
5,1 |
| Le pourcentage de personnes dans un ménage avec au moins deux arriérés pour 1 ou plusieurs besoins de base (factures pour l’électricité, l’eau, le gaz, le loyer, l’emprunt hypothécaire, des soins de santé) |
5,7 |
source : EU-SILC
calculé par le Centrum voor Sociaal Beleid (UA)/DGSIE cités dans
PANincl 2008-2010 :
indicateurs
A la fin de l'année 2007, 338.933 personnes (+0,3 % par rapport à 2006) en défaut de paiement pour les contrats de crédit à la consommation et d'emprunts hypothécaires et 490.908 contrats de crédit défaillants (-0,3 % par rapport à 2006) étaient répertoriées auprès de la Banque nationale de Belgique. Le montant total en défaut s'élève à 1,77 milliard d'euros (soit + 0,5 % par rapport à 2006). 4 % des personnes majeures sont surendettées. (Source : Centrale des crédits aux particuliers (2007), Statistiques).
Tableau 3b:
Nombre des personnes et de contrats défaillants,
la Belgique,
2000-2007
|
Année |
Nombre de personnes | Nombre de contrats défaillants |
| 2000 | 385.465 | 517.690 |
| 2001 | 397.451 | 541.518 |
| 2002 | 402.589 | 552.030 |
| 2003 | 353.520 | 507.145 |
| 2004 | 349.665 | 508.039 |
| 2005 | 343.020 | 501.102 |
| 2006 | 337.755 | 492.177 |
| 2007 | 338.933 | 490.908 |
source: Centrale des crédits aux particuliers (2004), Statistiques, p. 7, (2006), Statistiques, p. 17 et (2007), Statistiques, p. 17
Tableau 3c : Nombre de
personnes avec des difficultés de remboursement enregistrées dans la
Centrale des Crédits aux Particuliers de la Banque Nationale, en
pourcentage de la population adulte, la Belgique, 1995-2006
| 1995 | 1996 | 1997 | 1998 | 1999 | 2000 | 2001 | 2002 | 2003* | 2004 | 2005 | 2006 | 2007 |
| 4,4 | 4,5 | 4,5 | 4,6 | 4,7 | 4,8 | 4,9 | 5 | 4,3 | 4,2 | 4,2 | 4,1 | 4,0 |
(*) Série interrompue suite à un changement de législation.
source : Centrale des Crédits aux Particuliers – Banque nationale de
Belgique cité dans le
PANincl 2005-2006,
Indicateurs, p. 54 et
Centrale des crédits aux particuliers
(2005),
Statistiques,
p. 7, (2006),
Statistiques,
p. 10 et (2007), Statistiques, p. 47
Remarque :
La baisse du nombre de personnes avec des difficultés de remboursement et
de contrats défaillants enregistrée en 2003 s'explique surtout par des
modifications techniques légales. Principal changement : depuis le 1er
juin 2003, les données relatives aux contrats défaillants régularisés sont
enregistrées pendant un an dans les statistiques au lieu de deux ans
auparavant, ce qui explique le nombre important de radiations. Il est dès
lors difficile de comparer les données des différentes années (source
: Centrale des crédits
aux particuliers (2005),
Statistiques).
Les défauts de paiement sont proportionnellement plus
fréquents chez les emprunteurs plus jeunes, âgés de 25 à 34 ans (cette
catégorie représente 6,7 % de la population). Ce pourcentage diminue
systématiquement chez les emprunteurs plus âgés.
Tableau 3d : Contrats défaillants par catégorie d'âge, (situation en fin de période - nombre et pourcentages), 2003-2007
| 2003 | 2004 | 2005 | 2006 | 2007 | ||||||
| Nombre absolu | % | Nombre absolu | % | Nombre absolu | % | Nombre absolu | % | Nombre absolu | % | |
| Personnes de 18 à 24 ans | 20.603 | 5,8 % | 20.059 | 5,7 % | 18.851 | 5,5 % | 18.325 | 5,4 % | 19.253 | 5,7 % |
| Personnes de 25 à 34 ans | 95.846 | 27,1 % | 95.139 | 27,2 % | 92.730 | 27,0 % | 90.918 | 26,9 % | 91.455 | 27,0 % |
| Personnes de 35 à 44 ans | 106.263 | 30,0 % | 103.656 | 29,7 % | 101.495 | 29,6 % | 99.251 | 29,4 % | 98.641 | 29,1 % |
| Personnes de 45 à 54 ans | 79.087 | 22,4 % | 78.701 | 22,5 % | 77.687 | 22,7 % | 76.856 | 22,8 % | 76.350 | 22,5 % |
| Personnes de 55 à 64 ans | 35.565 | 10,1 % | 36.071 | 10,3 % | 36.362 | 10,6 % | 36.790 | 10,9 % | 37.589 | 11,1 % |
| Personnes de 65 jaar ou plus | 16.156 | 4,6 % | 16.039 | 4,6 % | 15.895 | 4,6 % | 15.615 | 4,6 % | 15.645 | 4,6 % |
source : Centrale des crédits aux particuliers (2007), Statistiques, p. 43
Graphique 1 : Part de la population majeure avec au moins un contrat défaillant par catégorie d'âge, 2007

source : Centrale des crédits aux particuliers (2007), Statistiques, p. 43
La ventilation des emprunteurs enregistrés avec un défaut de paiement selon leur résidence montre que 45,8 % sont domiciliés en Wallonie, contre 39,3 % en Flandre et 11,7 % à Bruxelles. En Flandre, un emprunteur sur vingt connaît un défaut de paiement (5,2 %) alors que cette proportion s'élève à presque un sur dix en Wallonie et à Bruxelles (respectivement 9,4 % et 9,9 %). Par rapport à la population majeure de chaque région, la Wallonie compte proportionnellement le plus d'emprunteurs avec un défaut de paiement (5,4 %). Elle est suivie par Bruxelles (4,9 %) et la Flandre (2,8 %).
Tableau 3e : Nombre de personnes avec des difficultés de remboursement enregistrées dans la Centrale des Crédits aux Particuliers de la Banque Nationale, en pourcentage de la population adulte selon la province, 2007
| Brabant Flamand | 2,4 |
| Anvers | 2,7 |
| Limbourg | 2,8 |
| Flandre occidentale | 2,9 |
| Flandre orientale | 2,8 |
| Brabant wallon | 3,4 |
| Luxembourg | 4,7 |
| Bruxelles Capitale | 4,9 |
| Liège | 5,6 |
| Namur | 5,6 |
| Hainaut | 6,8 |
source : Centrale des crédits aux particuliers (2007), Statistiques, p. 46-47
Les difficultés de paiement concernent principalement les ouvertures de crédit et les prêts à tempérament.
Tableau 3f : Contrats défaillants par type de crédit (situation en fin
de période - nombre et pourcentages), 2003-2007
| 2003 | 2004 | 2005 | 2006 | 2007 | ||||||
| Nombre absolu | % | Nombre absolu | % | Nombre absolu | % | Nombre absolu | % | Nombre absolu | % | |
| Prêts à tempérament | 205.988 | 40,6 % | 201.693 | 39,7 % | 191.833 | 38,2 % | 184.042 | 37,4 % | 180.117 | 36,7 % |
| Ventes à tempérament | 59.957 | 11,8 % | 56.603 | 11,1 % | 54.708 | 10,9 % | 54.591 | 11,1 % | 54.270 | 11,1 % |
| Crédits-bails | 5.759 | 1,2 % | 4.968 | 1,0 % | 4.441 | 0,9 % | 3.867 | 0,8 % | 3.442 | 0,7 % |
| Ouvertures de crédit | 190.226 | 37,5 % | 200.908 | 39,6 % | 208.082 | 41,5 % | 209.265 | 42,5 % | 215.023 | 43,8 % |
| Crédits hypothécaires | 45.215 | 8,9 % | 43.867 | 8,6 % | 42.038 | 8,4 % | 40.412 | 8,2 % | 38.056 | 7,8 % |
source : Centrale des crédits aux particuliers (2007), Statistiques, p. 20
Le graphique 2 ventile le nombre de crédits en cours et leurs défauts de paiement, par type de crédit, entre établissements de crédit et autres prêteurs. A l'exception des ventes à tempérament, les crédits octroyés par les établissements de crédit connaissent moins de problèmes de remboursement que ceux accordés par les autres institutions. Cette différence est surtout frappante pour les crédits hypothécaires. On constate également que 72,2 % des ouvertures de crédit défaillantes ont été souscrites auprès de prêteurs non bancaires. Toutefois, en montant, celles-ci ne représentent plus que 54,8 % du total des défauts de paiement pour ce type de crédit. Ceci s'explique par le fait que le montant moyen en défaut pour une ouverture de crédit accordée par un prêteur non bancaire est inférieur à celui d'une ouverture de crédit octroyée par un établissement de crédit, respectivement 1.206 € contre 2.581 €.
Graphique 2 : Ventilation du nombre de contrats (total des contrats et contrats défaillants) entre établissements de crédit et autres institutions : prêts à tempérament, ventes à tempérament, ouvertures de crédit et crédits hypothécaires, 2007
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source : Centrale des crédits aux particuliers (2007), Statistiques, p. 29
De plus en plus d'emprunteurs confrontés à des retards de paiement demandent une procédure de règlement collectif de dettes. Cette procédure judiciaire, en vigueur depuis le 1er janvier 1999, consiste en l'établissement, par un médiateur de dettes sous l'autorité d'un magistrat, d'un plan de remboursement de toutes les dettes. Environ 1/5 de tous les emprunteurs en défaut de paiement, soit 64.493 personnes, font l'objet d'une telle procédure. Ce chiffre représente une augmentation de 12,5% par rapport à 2006. Toutefois, pour trois personnes sur dix, aucun contrat de crédit avec défaut de paiement n'est enregistré auprès de la Centrale des crédits aux particuliers. Cela montre que les crédits ne sont pas la seule cause de surendettement. En effet, les consommateurs rencontrent souvent d'autres difficultés de paiement : factures d'énergie et de téléphone impayées, arriérés de loyer ou dettes fiscales par exemple.
Tableau 3g : Personnes avec un règlement collectif de dettes, selon le nombre de contrats défaillants (situation en fin d'année - nombre et pourcentage), 2006-2007
| Admissible | Règlement amiable | Règlement judiciaire | ||||||||||
| 2007 | 2006 | 2007 | 2006 | 2007 | 2006 | |||||||
| Nombre | % | Nombre | % | Nombre | % | Nombre | % | Nombre | % | Nombre | % | |
| Personnes sans contrat | 13.913 | 21,6 % | 12.093 | 21,1 % | 3.886 | 18,6 % | 3.201 | 17,7 % | 1.987 | 28,9 % | 1.862 | 27,8 % |
| Personnes avec uniquement des contrats sans retard de paiement | 5.919 | 9,2 % | 4.751 | 8,3 % | 1.737 | 8,3 % | 1.348 | 7,5 % | 748 | 10,9 % | 662 | 9,9 % |
| Personnes avec 1 contrat défaillant | 14.931 | 23,2 % | 13.058 | 22,8 % | 4.318 | 20,7 % | 3.629 | 20,1 % | 1.380 | 20,1 % | 1.338 | 20,0 % |
| Personnes avec 2 contrats défaillants | 10.410 | 16,1 % | 9.138 | 15,9 % | 3.331 | 16,0 % | 2.908 | 16,1 % | 891 | 13,0 % | 874 | 13,0 % |
| Personnes avec 3 contrats défaillants | 6.841 | 10,6 % | 6.135 | 10,7 % | 2.450 | 11,7 % | 2.126 | 11,8 % | 538 | 7,8 % | 558 | 8,3 % |
| Personnes avec 4 contrats défaillants | 4.343 | 6,7 % | 3.942 | 6,9 % | 1.564 | 7,5 % | 1.486 | 8,2 % | 423 | 6,2 % | 410 | 6,1 % |
| Personnes avec 5 contrats défaillants ou plus | 8.136 | 12,6 % | 8.211 | 14,3 % | 3.576 | 17,1 % | 3.352 | 18,6 % | 903 | 13,1 % | 1.000 | 14,9 % |
| Total | 64.493 | 100 % | 57.328 | 100 % | 20.862 | 100 % | 18.050 | 100 % | 6.870 | 100 % | 6.704 | 100 % |
bron: Centrale des crédits aux particuliers (2007), Statistiques, p. 50 et (2006), Statistiques, p.44
Il est intéressant de se pencher sur les
analyses de l'Observatoire du Crédit et de l'Endettement pour se faire une
idée de l'ampleur des 'autres dettes' (à savoir les dettes fiscales,
alimentaires, les arriérés de loyer, les dettes relatives aux soins de
santé, au gaz, à l'électricité, au téléphone et à l'eau). Depuis sa
création, cet Observatoire étudie la nature et le niveau du surendettement
ainsi que les caractéristiques socio-économiques d'un échantillon de
personnes éprouvant des difficultés de paiement qui s'adressent à des
services de médiation de dettes agréés par la Région wallonne (source :
Observatoire du Crédit et de l'Endettement (2004), Crédit et endettement
des ménages. 10 ans d' Observatoire, pp. 11-15).
Remarque : tous les dossiers de surendettement ne sont pas repris dans les chiffres de l'Observatoire du Crédit et de l'Endettement. Ce taux est un taux minimum pour les raisons suivantes :
|
|
tous les dossiers traités par les services de médiations de dettes relatifs à une situation de surendettement ne sont pas subventionnés, et on ignore leur nombre ; |
|
|
le nombre de dossiers traités par des avocats, notaires ou huissiers est inconnu ; |
|
|
toutes les personnes surendettées ne sollicitent pas un service de médiation de dettes. |
(source : IWEPS (2007), Rapport sur la cohésion sociale en Région wallonne. Volet statistique, p. 53).
Il ressort des données de 2005 qu'en
Wallonie, 66 % des dossiers comportent des
crédits aux particuliers (hypothécaires et à la consommation). Par
conséquent, 34 % des ménages qui s'adressent à
un service de médiation de dettes n'ont pas de crédit en cours. 92% des
dossiers contiennent des dettes "non crédit".
Si nous examinons les crédits à la consommation (63
% des dossiers), nous constatons que les ouvertures de crédit
occupent une part importante (45 % des
dossiers). Ceci s'explique par le fait que cette forme de crédit offre une
grande souplesse. L'emprunteur peut lui-même décider quand et combien il
emprunte. Le remboursement peut être étalé sur plusieurs mois. Ce sont
généralement les entreprises de vente par correspondance et les magasins
qui proposent des ouvertures de crédit. Ils jouent le rôle d'intermédiaire.
Citons par exemple la carte PASS (Carrefour), la M-Card (Makro), la
ISIS-card et la Comfort Card. Il s'agit toutefois souvent de prêts coûteux
accordés trop facilement.
Le montant moyen des emprunts à tempérament (44
% des dossiers) est de 12.836 €. Ce montant élevé s'explique par le fait
que de tels emprunts sont essentiellement utilisés pour financer des
achats dépassant le budget mensuel (voiture, aménagement ... par exemple).
Les besoins de base tels que les soins de santé (58
% des dossiers), le gaz et l'électricité (48
%) occupent une large place dans la catégorie "dettes diverses". Le
montant moyen dû dépasse rarement 1.000 €. Les montants moyens dus les
plus élevés concernent les dettes privées, les dettes fiscales, les
arriérés de loyers, les dettes concernant les pensions alimentaires et les
soins de santé. Enfin remarquons que 19% des ménages qui font appel à un
service de médiation de dettes ont des dettes auprès de magasins de vente
par correspondance. (Source : IWEPS (2007), Rapport sur la cohésion
sociale en Région wallonne. Volet statistique, pp. 53 et 60-61).
Tableau 3h : Fréquence des dossiers et montant moyen des soldes restants dus par catégorie de dettes traitées par des services agréés de médiation de dettes, Wallonie, 2005.
| Frequence en % | Montants moyens des soldes restant en € | |
| Nature de l'endettement | ||
| Présence de dettes de crédit | 66 | |
| Présence d'autres dettes | 92 | |
| Présence de crédits hypothécairs | 10 | 42.596 |
| Présence de crédits à la consommation | 63 | |
| Présence de prêts à tempérament | 44 | 12.836 |
| Présence de ventes à tempérament | 5 | 3.501 |
| Présence d'ouvertures de crédit | 45 | 4.300 |
| Présence de découvert bancaire | 16 | 1.531 |
| Présence de dettes diverses | ||
| Dettes de soins de santé | 58 | 1.067 |
| Dettes de gaz - électricité | 48 | 872 |
| Dettes de téléphone | 39 | 693 |
| Dettes fiscales : impôt des personnes physiques | 33 | 3.027 |
| Dettes d'eau | 25 | 498 |
| Dettes d'assurance | 23 | 548 |
| Dettes de loyer | 22 | 2.044 |
| Dettes de 'vente par correspondance' | 19 | 537 |
| Dettes fiscales : amende pénale | 15 | 899 |
| Dettes fiscales : précompte immobilier | 7 | 512 |
| Dettes privées | 6 | 3.805 |
| Dettes alimentaires | 2 | 1.271 |
| Dettes de logement | 3 | 518 |
| Dettes de transport en commun | 2 | 276 |
| Dettes de crèches et écoles | 2 | 490 |
| Autres dettes | 41 | 2.151 |
| Autres dettes fiscales | 60 | 681 |
source : IWEPS (2007), Rapport sur la cohésion sociale en Région wallonne. Volet statistique, p. 61.
Les tableaux 3i
et 3j dressent le profil
des personnes s'adressant aux services de médiation de dettes en Wallonie.
L'écart entre hommes et femmes en matière de dossiers de médiation de
dettes n'est pas significatif : on compte 52 %
de femmes et 48 % d'hommes.
Les personnes âgées de 25 à 54 ans représentent 78
% des ménages surendettés.
91 % des demandeurs sont de nationalité belge.
Seuls 24 % des demandeurs sont mariés. Toutefois,
comme la catégorie des cohabitants n'est pas reprise dans les données
alors qu'elle représente un pourcentage considérable, on peut s'interroger
sur la pertinence de cette donnée.
Environ 62 % des ménages comptent un seul adulte
: il s'agit soit de personnes célibataires (39
%) soit de familles monoparentales (23 %). Les
couples sont généralement moins nombreux (35 %).
Les couples avec enfants sont cependant deux fois plus représentés que
ceux sans enfants (24 % contre 11
%).
66 % des demandeurs n'ont pas d'emploi. Viennent
ensuite, largement derrière, les ouvriers (14
%), les employés (7 %) et les retraités (6
%).
76 % sont locataires, trois quarts d'entre eux
sur le marché privé. 18 % sont propriétaires, la
majorité ayant un emprunt hypothécaire.
Tableau 3i : répartition (en fréquence et en %) des demandeurs d'intervention du service de médiation de dettes selon le sexe, l'âge, la nationalité, l'état civil, le type de ménage, la situation socioprofessionnelle et le statut d'occupation du logement, Wallonie, 2005.
| Fréquence | Pourcentage | |
| Sexe | ||
| Homme | 1.136 | 48 |
| Femme | 1.239 | 52 |
| Total | 2.375 | 100 |
| Age | ||
| < 25 ans | 121 | 6,6 |
| 25-34 ans | 469 | 25,6 |
| 35-44 ans | 570 | 31,1 |
| 45-54 ans | 382 | 20,9 |
| >= 55 ans | 290 | 15,8 |
| Total | 1.832 | 100 |
| Nationalité | ||
| Belge | 1.645 | 90,5 |
| Union européenne | 114 | 6,3 |
| Hors Union européenne | 58 | 3,2 |
| Total | 1.817 | 100 |
| Etat civil | ||
| Célibataire | 629 | 34,5 |
| Divorcé(e) | 417 | 22,9 |
| Marié(e) | 444 | 24,3 |
| Séparé(e) | 216 | 11,8 |
| Veuf(ve) | 118 | 6,5 |
| Total | 1.824 | 100 |
| Type de ménage | ||
| Isolé | 716 | 39,0 |
| Couple ou cohabitant sans enfant | 203 | 11,1 |
| Couple ou cohabitant avec enfant(s) | 438 | 23,8 |
| Famille monoparentale | 421 | 22,9 |
| Autre type de ménage | 59 | 3,2 |
| Total | 1.837 | 100 |
| Situation socioprofessionnelle | ||
| Sans emploi | 1.166 | 65,7 |
| Intérimaire | 74 | 4,2 |
| Ouvrier(ère) | 240 | 13,5 |
| Employé(e) | 120 | 6,8 |
| Fonctionnaire | 65 | 3,7 |
| Indépendant(e) | 8 | 0,5 |
| Retraité(e) | 102 | 5,8 |
| Total | 1.775 | 100 |
| Statut d'occupation du logement | ||
| Locataire d'un logement privé | 1.032 | 56,8 |
| Locataire d'un logement social | 348 | 19,2 |
| Propriétaire avec crédit hypothécaire | 192 | 10,6 |
| Propriétaire sans crédit hypothécaire | 133 | 7,3 |
| Hébergement | 72 | 4,0 |
| Co-locataire | 20 | 1,1 |
| Autre type de logement | 19 | 1,1 |
| Total | 1.816 | 100 |
source : IWEPS (2007), Rapport sur la cohésion sociale en Région wallonne. Volet statistique, p. 55.
Si nous analysons les chiffres relatifs aux célibataires et aux familles monoparentales, nous constatons des différences marquantes entre hommes et femmes. Les hommes célibataires représentent 63 % des dossiers contre 37 % pour les femmes. Dans cette catégorie, le revenu mensuel moyen et le montant moyen des dettes sont plus élevés chez les hommes que chez les femmes.
Parmi les familles monoparentales, les femmes (86
%) font davantage appel à un service de médiation de dettes que les
hommes (14 %). En général, les femmes de ce
groupe ont un revenu légèrement inférieur à celui des hommes. Le montant
moyen de leurs dettes est aussi plus faible que celui de ces derniers.
Tableau 3j : répartition (en fréquence et en %) des isolés et des familles monoparentales en médiation de dettes, par revenu mensuel moyen et endettement moyen, Wallonie, 2005.
| Fréquence | Pourcentage | Revenu mensuel moyen (en €) | Endettement moyen (en €) | |
| Isolés | ||||
| Homme | 441 | 63 | 1.001 | 12.015 |
| Femme | 254 | 37 | 941 | 9.846 |
| Total | 695 | |||
| Famille monoparentale | ||||
| Homme | 54 | 14 | 1.428 | 14.172 |
| Femme | 344 | 86 | 1.301 | 10.323 |
| Total | 398 |
source : IWEPS (2007), Rapport sur la cohésion sociale en Région wallonne. Volet statistique, p. 59.
Une enquête du
parlementaire flamand Tom Dehaene a montré que 14 % des CPAS flamands
doivent ouvrir des listes d’attente pour les personnes demandant de l’aide
pour le remboursement de leurs dettes. Le nombre de dossiers d’aide gérés
par les CPAS a augmenté de 48,9 % depuis 2000. La hausse est
particulièrement sensible ces dernières années : elle s’est élevée à près
de 21 % rien qu’entre 2006 et 2007. Le nombre de personnes concernées et
le montant des dettes ne sont pas connus avec précision. Les CPAS
proposent trois types d’aide aux personnes confrontées à des difficultés
de paiement : guidance budgétaire, gestion budgétaire et médiation de
dettes. La guidance budgétaire consiste à donner des conseils sur les
dettes à rembourser en priorité, l’intéressé restant maître de son argent.
Ce n’est plus le cas pour la gestion budgétaire. La personne doit verser
ses rentrées financières sur le compte du CPAS qui les utilise pour
rembourser les créanciers. On a recours à la médiation de dettes, soit
l’accompagnement le plus intense, quand l’endettement est si important que
le CPAS doit négocier un plan de remboursement avec les créanciers. C’est
surtout le nombre de personnes se trouvant dans cette situation – la plus
grave – qui a augmenté. En Flandre, les CPAS ont dû ouvrir pas moins de
91,2 % dossiers en plus entre 2000 et 2007. Divers facteurs expliquent une
telle hausse du nombre de personnes en médiation de dettes. L’achat à
tempérament est une cause importante. Citons comme autres motifs :
l’augmentation des loyers, le coût de la vie et le fait que les revenus de
remplacement n’augmentent pas dans la même proportion (sources : Het
Nieuwsblad, Meer en meer mensen met schulden op wachtlijst, 5/3/2008 ; De
Morgen, Aantal dossiers van schuldbemiddeling bij OCMW bijna verdubbeld,
6/3/2008).
En 2007, à Bruxelles, 6.230 personnes figuraient sur la
liste des personnes en difficulté de paiement. Elles n’étaient que 1.909
en 2004, soit trois fois moins... Le chiffre des demandes de médiation de
dettes adressées au CPAS confirme cette tendance : elles sont passées de
275 en 2003 à 609 en 2007. Phénomène interpellant, beaucoup de dettes sont
contractées pour des biens de base tels le logement, l'énergie, les
dépenses courantes ou les soins de santé. Si on analyse la nature des
dettes, on retrouve en premier lieu le crédit à la consommation (23%), les
soins de santé (19%), les dettes fiscales (18%) et les dettes envers les
fournisseurs (gaz-électricité, eau, téléphone, 15%). Le fait que de plus
en plus de ménages à revenu moyen se voient dans l'obligation d'emprunter
de l'argent pour boucler les fins de mois inquiète également le CPAS. Ce
dernier ne peut plus traiter toutes les demandes vu l’augmentation. (source
: La Libre Belgique, Surendettement grimpant et inquiétant,
29/4/2008 et De Morgen, Schuldbemiddeling bij Brussels OCMW meer dan
verdubbeld, 29/4/2008).
Une étude menée
récemment par Intrum Justitia auprès de plus de mille mauvais payeurs a
montré que 6 personnes sur 10 avaient plus d’une facture impayée et
étaient donc confrontées à des difficultés financières structurelles. En
outre, les montants dus ont fortement augmenté. En 2006, plus de 40% des
mauvais payeurs devaient 250 euros maximum. Cette catégorie ne représente
maintenant plus que 15%. Actuellement, dans 29% des cas, les mauvais
payeurs doivent même plus de 1.000 euros. Dans la moitié des cas, le
retard de paiement est dû au fait que le consommateur ne peut tout
simplement pas payer la facture. La négligence (oubli de paiement de
facture, facture non reçue...) et les litiges sont des causes beaucoup
moins fréquentes. Les personnes mariées ou cohabitantes avec enfants (dont
61% travaillent) représentent le principal groupe de mauvais payeurs
(43%). Elles sont suivies de près par les personnes qui vivent seules
(41,6%) dont la majorité n’a pas d’enfants (63%). La catégorie d’âge la
plus représentée parmi les mauvais payeurs est celle des personnes âgées
de 26 à 45 ans (59%). 50% d’entre elles sont mariées ou cohabitantes avec
enfants, 12% sont en couple et n’ont pas d’enfants, 20% vivent seules sans
enfants et 18% sont des personne seules avec enfants. 53% des mauvais
payeurs travaillent (contre 51% en 2006 et 47% en 2005). Les personnes peu
qualifiées ont des dettes plus nombreuses et plus élevées. (Source :
Intrum Justitia,
Une personne sur deux confrontée à une facture impayée ne sait pas payer
cette facture, 04/09/08).
Dernière mise à jour :
14/08/09